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La commune d’Orgères-en-Beauce recherche pour la période estivale
du 1er juillet au 31 août 2017 :


un agent polyvalent (H/F) des espaces verts,
35 h hebdomadaire
Permis B,

Missions :
- Arrosage, tonte des pelouses,
- Arrosage et désherbage des massifs,
- Entretien de la voirie


Merci de bien vouloir adresser CV et
lettre de motivation à la Mairie d’Orgères-en-Beauce

 

Jeudi 13 Juillet 2017:

19H30: Grillades à la salle polyvalente

s'inscrire en Mairie avant le 4 Juillet

Prix: 15€ Adulte et 8€ Enfant de moins de 10 ans

Le Cinémobile sera sur le Parking Place de Beauce

Mercredi 12 Juillet 2017:  3 Séances

16H00:   "PIRATE DES CARAIBES" Animation

18H00:  "PROBLEMOS" Fiction

20H30:  "RODIN" Fiction

Pour plus d' infos:

lien: www.cinemobile.ciclic.fr

L'agence Ciclic qui assure la gestion et l'exploitation du Cinémobile propose une carte

de 5 places, vendue au tarif de 24€ donnant droit à une place offerte.

Cette carte non nominative est valable pour 5 utilisateurs maximum

par séance pendant un an.

News Flash !
Les Chauffeurs d’Orgères PDF

La bande la plus connue en Beauce est celle des Chauffeurs d’Orgères.



La terre de Beauce n’a pas connu que la tranquillité qu’elle connait aujourd’hui. Au fils des années et surtout à la fin du XVIIe siècle, la Beauce a connut de sanglantes années, où de nombreuses victimes furent torturées et même parfois tuées. Ces assassinats, pillages et le vandalisme que connut le département d’Eure-et-Loir était dû au regroupement telle une véritable tribu d’hommes, de femmes et d’enfants qui terrorisa la Beauce entière et qui fit de nombreuses victimes sur leurs passages. Cette bande de brigand très organisé profita du désordre de la Révolution française pour exercer son emprise. De jours les membres de la bande exercé une activité honorable et une fois la nuit tombé, ils se rassemblé en pillant, cassant a pu être découverte à la fin du XVIIIe siècle aux environs d’Orgères-en-Beauce.
Cette véritable tribu de brigands fut découverte aux environs d’Orgères, elle était très bien organisée, avec des chefs, sous-chefs, gardes-magasins, espions... La commune d’Orgères-en-Beauce servit, sous la révolution, de quartier général à cette fameuse bande de brigands, aussi appelée la Bande d’Orgères.

À la fin du XVIIIe siècle, les campagnes de la Beauce n'étaient plus sûres pour personne et les chemins étaient parcourus par une population d'errants, de colporteurs, ou de ramoneurs. C’est à cette époque, pendant la Révolution française qu’on évoqua les crimes causés par de mystérieux brigands. Cette bande bien organisée dans un État désorganisé, écumaient les campagnes. Chaque membre connaissait sa tâche : « faire effraction, escalader les murs, enfoncer les portes avec de grosses pièces de bois, assommer, couper la gorge, chauffer les pieds, voler, incendier, empoisonner, violer, partout ce sont les mêmes moyens employés par les brigands ».

La horde des "Chauffeurs d'Orgères" n'était pas une bande ordinaire, mais une véritable organisation de plusieurs personnes composée d’hommes, de femmes et d’enfants, qui le jour avaient des activités honorables : forgerons, ouvriers agricoles, tonneliers, vignerons, marchands, bouchers, aubergistes…, et qui la nuit commençaient à semer la terreur en Beauce. Le chef des "Chauffeurs d'Orgères" était un certain " Beau François ", secondé par un homme de main d'une incroyable cruauté dit " le Rouge d'Auneau ". Pour pouvoir piller les demeures de Beauce la bande d’Orgères se munissait de poutre, de tronc d’arbre afin de s’en servir comme bélier, et enfoncer l’entrée des châteaux, fermes…, de leurs victimes. Une fois entrés, les bandits dont le visage était noirci, se répandaient dans la maison, ligotant, bâillonnant et précipitant dans les caves les malheureux habitants qui, pris par la crainte, n'opposaient qu’une faible résistance. Si le butin qu’ils convoitaient ne s’offrait pas tout de suite à eux, ils utilisaient une technique spécifique auquel ils doivent leurs noms. Il faut dire qu’à cette époque, il n’y avait pas de banque, et tout le monde gardait leurs économies dans leur jardin, sous leurs carreaux de cuisines… La technique qu’ils infligeaient à leurs victimes était éprouvante et imparable : elle consistait à allumer un grand feu, s'emparer du maître du logis, et de lui faire dire l'emplacement de ses économies en lui "chauffant" les pieds. Sous l’action des flammes, les chefs de la maison se trouvaient contraints de révéler où se trouvait l’argent qu’il possédait. Si ce dernier ne révélé toujours pas l’emplacement du butin, on arrosait préalablement ses pieds d'eau-de-vie, après quoi on les glissait dans l'âtre, ravivé pour la circonstance. Cette méthode valut à ces bandits un peu particuliers ce surnom de "chauffeurs". Généralement après quelques crépitements et hurlements, les malheureuses victimes cédaient et révélaient le secret de leur cachette. La bande des "Chauffeurs d'Orgères" terrorisa ainsi bourgeois, fermiers, châtelains et gendarmes pendant plusieurs années. On pourrait facilement, sur une carte, cerner leur principale zone d'activité en fermant une zone comprise entre Orléans, Chartres, Pithiviers et Marchenoir. C’est grâce à leur anonymat qu’ils purent agir en toute impunité pendant plusieurs années.
Lors de l’attaque de la ferme du millouard, ils torturèrent si bien le maître de maison, Nicolas Fousset, que celui-ci succomba quelques jours après les faits. Le Millouard était une très riche exploitation située entre Pourpry et Sougy (Eure-et-Loir) et le fermier Nicolas Fousset était très honorablement connu et apprécié dans la région. Cet épisode suscita un immense émoi et les gendarmes furent vivement sommés de faire enfin leur travail.

L'ATTAQUE DE LA FERME DU MILLOUARD
Une vingtaine de brigands appartenant à la bande des "Chauffeurs d'Orgères" attaquent la ferme de Millouard. Lors de cette attaque ils torturèrent si bien le maître de maison, Nicolas Fousset, que celui-ci succomba quelques jours après les faits. Le Millouard était une très riche exploitation située entre Pourpry et Sougy (Eure-et-Loir) et le fermier Nicolas Fousset était très honorablement connu et apprécié dans la région. Cet épisode suscita un immense émoi et les gendarmes furent vivement sommés de faire enfin leur travail. C’est l’attaque de la ferme du Millouard qui causa la perte des chauffeurs d’Orgères.

L'ARRESTATION
Le hasard se chargea de mettre un terme à la sanglante équipée des chauffeurs. Quelques semaines après l'attaque de la ferme du Millouard, deux gendarmes procédèrent à l'arrestation d'un vagabond qui, interrogé, révéla appartenir à la fameuse bande des chauffeurs. Il s'agit de Germain Bouscant dit le " Borgne de Jouy ". Sans difficulté, le " Borgne de Jouy " livre les noms et les signalements de plus d'une centaine de ses compagnons, parmi lesquels : " Fleur-d'Epine ", Nicolas Tincelin dit " Jacques de Pithiviers " ou le " Père des Mioches ", Robert Jean-Bernard dit " Jean le Canonnier ", François Ringuette dit " le Rouge d'Auneau ".
Le juge de paix d'Orgères, Amand-François Fougeron, propriétaire du château de Villeprévost, prend l'affaire en main et y place tout son honneur personnel. Il met sur l'enquête un type qui n'a peur de rien : le commandant de brigade VASSEUR, un type né à Nogent-le-Rotrou et qui du haut de 180 centimètres, n'a pas froid aux yeux. Sa bravoure est légendaire depuis qu'il avait démantelé une autre bande dans la forêt de Senonches. La chance est avec lui : grâce à l’arrestation d’un vagabond appartenant à la bande des chauffeurs et qui lui sert d'indic. Il s’agit de Germain Bouscant dit le " Borgne de Jouy " accompagné de la femme Bire. Sans difficulté et sans l’utilisation de la torturer, ce dernier livre les noms de la bande, des chefs, (jusqu’ici absolument inconnus), les complices, leurs habitudes et leurs codes et les signalements de la plupart de ses compagnons.

Informé du prochain " gros coup " de la bande, Vasseur, avec 30 gendarmes et 60 hussards (pieds des chevaux enveloppés de chiffons), arrive à les coincer une nuit dans le bois de Méreville. Ils comptaient attaquer le château de Faronville près de Toury, ainsi que 6 fermes avoisinantes. Cela devait être le dernier gros coup, avant de changer de région, Beau-François, sentant le vent tourner et une certaine odeur de roussi...
Il est arrêté avec 30 autres.



LE PROCES

L' instruction de cette affaire fut conduite sur la commune d'Orgères en Beauce et c'est de là que les bandits prirent définitivement leur nom de "Chauffeurs d'Orgères". L'instruction de l'enquête fut confiée au Juge de Paix du canton d'Orgères en Beauce. Ce juge, Armand-François Fougeron, était un ancien conseiller de Louis XVI et qui, à sa libération des geôles révolutionnaires, était venu se réfugier dans ses terres au château de Villeprévost. Pour les besoins de l'enquête plus de trois cent brigands furent enfermés dans les caves de Villeprévost. A cet effet un détachement de gendarmerie et deux pelotons du 2e Régiment de Hussards assuraient alors la garde de Villeprévost et l'escorte des prisonniers. Le juge Fougeron les interrogea la plupart des prisonniers dans le salon du château entre le 30 janvier au 2 mai 1798. L'interrogatoire de leur chef " Beau François " s'y déroula la 10 février 1798. Le " Rouge d'Auneau ", second du " Beau François ", avait à lui seul, à l'issue des débats, accumulé treize condamnations à mort et cent soixante dix-huit années de bagne !
En plein consulat, la France sortait avec peine des tourments de l'époque révolutionnaire et, dans le cadre d'une puissante volonté des autorités d'un retour à la paix civile, le procès des "Chauffeurs d'Orgères" se voulait exemplaire. Le 12 vendémiaire de l'an IX, soit le 4 octobre 1800, vingt-trois bandits revêtus de la camisole rouge des parricides montaient un à un les degrés de l'échafaud dressé, pour la circonstance, sur la place des Épars, à Chartres.
C'est avec des soupirs de soulagement et au milieu de cris d'allégresse que des centaines de beaucerons, venus là tout spécialement depuis les fermes les plus reculées, assistèrent au supplice de la guillotine. Ces vingt-trois condamnés étaient les plus durement châtiés parmi les bandits qui avaient été interpellés un peu plus d'un an auparavant. Mais " Beau François ", le chef de la bande, réussit à s'évader de la prison de Chartres et disparut à jamais. Après 125 jours d'enquête et 300 arrestations, 82 personnes seront jugées à Chartres le 11 et 1e 14 octobre 1899.
23 hommes et femmes seront condamnés à mort et exécutés à Chartres, sur la place des Epars, chacun vêtu d'une camisole rouge, le 4 octobre 1800. La foule en délire applaudit. Tous les fermiers des fermes les plus reculées sont là, rassurés sur le futur de leur magot. Les autres sont envoyés au bagne ou dans des maisons de force.

LES MASQUES MORTUAIRES
Après l'exécution publique des vingt-trois condamnés, la justice fit réaliser des masques mortuaires qui furent exposés au chateau de Villeprévost, lieu initial de leur arrestation. Pourquoi avoir fait une empreinte de ces guillotinés ? Dans un soucis d'édification de la population devant une exécution à caractère social plus que politique, ou pièces à conviction du jugement rendu après le procès ? Après cette exposition propre à frapper les esprits, les masques mortuaires furent déposés à la Société Archéologique, société qui les confiera bien plus tard au Musée des Beaux-Arts de Chartres. Durant les années 70, le Musée des Beaux-Arts fit appel à un médecin pour identifier les masques mortuaires. le médecin révéla ainsi le visage vérolé de Richard Jacques dit le " Borgne du Mans ", la face vigoureuse de Madeleine Barruet dite " la Grande Marie ", ou encore le curieux faciès de François Théodore Pelletier a qui on avait enserré la tête dans un carcan lorsqu'il était enfant afin de diminuer l'ampleur de ses maxillaires. Parmi ces masques mortuaires, tous identifiés, on peut également relever les noms de : François Ringuette dit " le Rouge d'Auneau " et celui de Robert Jean-Bernard dit " Jean le Canonnier " etc...

Dans le Musée des beaux-Arts de Chartres, une salle est réservée pour le moulage de leur masque mortuaire. On a là, sur les murs rouges, tous ces chauffeurs d'Orgères, calmes et apaisés, enfin " refroidis ". (on peut lire là l'histoire de ces masques).

Légende tenace aujourd'hui encore, il y aurait un gros trésor caché, celui de la Bande ! quelque part dans un champ en Eure et Loir, ou le long de certaines haies.
La légende du " trésor des chauffeurs "...


LE CHÂTEAU DE VILLEPRÉVOST
Le château de Villeprévost fut ouvert à la visite en 1982. Il possède un petit musée consacré à l'histoire des "Chauffeurs d'Orgères".
Les visites du château ont lieu de Pâques à fin octobre, le samedi de 14h à 18h30, le dimanche et jours fériés de 14h à 18h30, en semaine sur rendez-vous pour groupes.
Château et Parc de VILLEPRÉVOST
28140 Tillay-le-Peneux
Tél. 02 37 99 45 17

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